30 avril 2006
A fond à fond !
Grande gidouille et son petit Pouic se préparent ardemment à leur concours du 8 mai ! Plus qu'une semaine... A bien y regarder, la situation a même un petit côté comique touchant et non dénué de ridicule...
Une grande godiche de 34 ans montant un vieux papi de 16 et préparant deux reprises somme toute, simples, comme s'ils montaient les championnats du monde ! A moi Aix-la-Chapelle bon diou !
Je pourrais y aller en me la coulant douce, me disant que tout bien considéré, je ne fais cela que pour m'amuser, que ni ma vie, ni celle de Pouic ne sont en jeu... Mais non ! J'ai beau savoir que lors des premières sorties en dressage, lorsque l'on est totalement inconnu, on risque fort de ne pas classer, j'y vais pour... gagner ! Enfin, plutôt pour avoir de bonnes notes... Passer devant les autres m'est relativement égal, mais faire quelque-chose de présentable, ça... Voilà notre bonne première de la classe qui repointe le bout de son nez. A l'école, avoir 10 sur 20, aucun intérêt, ce que je voulais, c'était entre 18 et 20 moi ! Eh Julio, tu peux chanter !! " Ché n'ai pas chanché... "
Et pour bien réussir, Prince, t'as signé pour en chier ! " Mais j'ai rien signé du tout moi. Je te merde ! " Alors là, permettez-moi d'être outrée, jamais Prince ne m'a parlé sur ce ton, " espèce de sauvageon, si tu n'es pas sage, je t'envoie chez Nicolas S., tu vas voir le Karcher... " A ces mots, mon Pouic ne se sent pas, mais pas du tout de joie... J'ai l'impression qu'il réagit de plus en plus rapidement à ma jambe. Qu'il ne pèse plus sur Mme gambette intérieure dans les coins. Reste qu'il faut que j'apprenne à... préparer mes demandes. C'est bête hein... je sais pô préparer mes changements de main par exemple, et surprends toujours Pouic plus que je ne le sollicite. Zen, soyons zen... séquence chanson française et internationale aujourd'hui
. Et puis mes déplacements latéraux en cession à la jambe droite, toujours pas terribles terribles. Pouic se rebelle toujours un peu et je me crispe. Je travaille donc sur la décontraction de la bête... de moi donc, pas de Pouic !! J'ai noté que lors de cet exercice, ma main gauche se raidit à tel point que Pouic, son épaule, pour la passer, il peut toujours se brosser ! Pov' Pouic, voilà qui ne l'aide pas dans son travail. Cavalière, ressaisie-toi ! Debout mains damnées de la terre... Incessante litanie d'une Manue invoquant déesses et elfes doigtiers et droitiers... " Manue, ta main, décontractée, Manue, ta main, décontractée... " Pas évident, mais je parviens à m'assouplir, même si l'exécution de l'exercice est loin d'être parfait... Je termine par des cessions de hanche au pas que Prince me fait dans une délicieuse décontraction... Rêne externe tendue, attention au pli, hummmmmmm, ça croise bien là-dessous... J'adooooooooooooooooore !
Cher, très cher lecteur, pour ton plus grand plaisir...
un nouvel essai de la série :
Manue se prend en photo toute seule.
Aujourd'hui, le trot ! Dans pas longtemps,
vais être tellement bonne, qu'en dix secondes,
je vais régler l'appareil, me mettre en place, galoper...
et souriez, le p'tit oiseau va sortir !
Je suis timide mais Prince me soigne...
Eh oui, monter à cheval peut être à double tranchant. Pas juste un agréable promène-couillon le Pouic... Quoi que la grande là-haut, au niveau couillonnerie, elle sait se poser là !
![]()
Prince m'en apprend des trucs. Sur les chevaux bien sûr... Un cheval, surtout un ancien papi de club, ça connaît toutes les ficelles pour gruger. Un cheval, c'est un poil feignasse... m'enfin aussi, il a rien demandé le cheval, donc pourquoi se dépasserait-il pour que leurs humains fassent les beaux dessus ? Un cheval, ça tombe malade, même très malade parfois. Alors on reste près de lui jusqu'à 11 h du soir en plein mois de décembre. On apprend à se servir d'une fourche pour y fixer la perfusion, on apprend que s'il fait des coliques, il ne faut pas qu'il se roule de peur qu'il ne se fasse une torsion pouvant lui être fatale, on retient peu à peu les noms des produits pour guérir les p'tits bobos, les sirops pour les poumons, à faire attention aux produits dopants comme le Vicks dont j'ai cessé l'utilisation pour dégager les naseaux de mon cheval car les concours approchent...
Mais un cheval, ça hennit (parfois) quand vous venez le voir. ca peut être jaloux... enfin Prince, ça, il l'est ! Que je passe devant lui avec un autre cheval... oh la tête !! Un Pouic, c'est sage, ça ne fouille pas dans les poches pour chercher des sucres (interdit), mais ça fourre son gros nez tout près de mes mains lorsque, après une séance, je me baisse près de ses antérieurs pour les palper. " Dis, tu me le donnes mon sucre ? " Un Pouic, ça vous suit gentiment au paddock en fin de travail, puis ça vous explique que " désolé ma biche, mais tu sais, là, nos chemins se séparent... " ou ça vous regarde avec un air beubeu neuneu vous éloigner de lui...
Et puis il y a ce que Pouic m'apprends sur moi. M'apprends à devenir aussi ! Sans avoir l'air d'y toucher, ce petit gars m'inculque... le calme. Ainsi, je m'énerve beaucoup moins vite quand on me cherche dans la vie de tous les jours. Une sorte de détachement que je ne me connaissais (malheureusement) pas jusqu'alors. Pas de l'indifférence, oh non, mais une façon de laisser glisser les choses pas trop importantes alors qu'avant, je m'en faisais mal à l'estomac. Bon, le stress n'est pas totalement parti... heureusement d'ailleurs, il en faut un minimum pour me faire avancer.
Avec Prince, j'ai appris que j'étais incapable de me concentrer... Mais quand je dis incapable, c'est du vrai bon de bon ! Je ne tiens pas plus de... trois secondes ! Pas étonnant que Pouic aille regarder voler les mouches quand je m'extasie sans m'en rendre compte sur un vol d'hirondelles ou une ramure au tendre feuillage... A se demander comment j'ai pu faire des études durant 7 ans après le bac, sans jamais redoubler !! En fait, je dois être un génie qui s'ignore
!!
Mais ce que je sais depuis le début avec Pouic, c'est que si je veux quelque-chose avec lui, je suis capable de l'obtenir. Ça mettra peut-être un peu plus de temps que d'autres personnes plus douées, plus souples que moi, mais j'y arriverai. Et cette certitude, personne ne pourra jamais plus me la prendre, même en étalant toutes les richesses du monde !
Je chuchote à l'oreille du Pouic... " Eh Pouic, eh, on fait des belles incurvations ? " OK, je sors...
29 avril 2006
De bonne heure, de bonne humeur !
Il est 7 h 30 et cette fin de mois d'avril est des plus frisquettes. Qu'à cela ne tienne, je suis à dos de Pouic. Objectif numéro un : tu vas avancer Pouic ! Bon, on va pas faire violent tout de même. Je laisse monsieur se promener deux trois petits tours dans la carrière le nez en bas. Et puis... c'est fini les vacances gros ! C'est parti mon kiki ! En avant ! Je serre mes jambes. Il fait frais et Prince répond bien à la demande. Mais tente de me gruger sur les coins... sauf que Mister col de cygne veille. Je me sers de ma jambe interne... " Tu sais où tu peux te la mettre ta jambe interne ? " Pouic rit sous cape. Pas longtemps. Attaque, deux petits coups. Oh, la bête se remet en place immédiatement ! Et avance. Je cesse de me servir de mes hérissons de talon... Aujourd'hui Prince, interdit de dormir. Michèle passe. La palefrenière occupé là-haut, dans les écuries, me confie qu'elle s'esclaffe en remontant : " Oh le Prince, il allonge, on dirait un holsteiner !!! " Bon, on ne peut pas dire que le résultat soit parfait, mais au moins, il avance ! Avec les jambes, ça part tout seul. Arrêt trot, j'ai l'impression de faire " un grand bond en avant "... mais sans Petit Livre rouge, heureusement !
En revanche, il va falloir que je parvienne à réaliser des inversions d'incurvations correctes. Celles que je fais sont à ch... et je suis polie
. C'est au trot que j'éprouve de sérieux problèmes. L'indépendance des aides... tu veux en parler Manue... mais allonge-toi donc sur le divan
! Cela va paraître totalement ridicule, mais pour faire des déplacements latéraux, jambe droite, j'ai un problèèèèèèèèèèèème, je crois bien qu'érytèèèèèèèèèèème !! Non, ma jambe droite ne me gratte pas, mais j'ai du mal à la reculer en gardant la jambe gauche à sa place. Du coup je suis raide comme un passe-lacet dans mon " bout du haut " et Prince semble me refaire le remake du crabe arthritique sur la banquette arrière ! Alors que vers la droite, du beurre ma p'tite dame ! Je pense être à ma place et je me sens bien. " Alors, qu'est-ce qu'elle a la grosse du dessus. Un problème ! " "Oui, ben Prince, évite de de moquer parce qu'il n'y a pas si longtemps, une épaule en dedans, tu rigolais pas beaucoup, je te ferais remarquer ! " Sauf que maintenant, monsieur me les éxecute rôôlement bien à mon goût... mais je crois qu'il subsiste trop de pli tout de même... (Ne jamais croire la partie gagnée, Manue, jamais !)
Enfin, la France avance, Prince aussi, et moi ?? Ben chuis fatiguée ma bonne dame ! Vais aller acheter de la teinture mère d'arnica pour que monsieur ne soit pas trop courbaturé... mais vais p'têt lui en piquer un peu !!
Ahhhhhhhhhhhh, comme c'est bon de mettre une photo râtée qui n'a rien à voir avec le sujet ! Enfin si, il y a Pouic, et il y a moi ![]()
28 avril 2006
En avant ? En avant !
Grâce à Pouic, je me découvre de nouvelles capacités. Je suis désormais en mesure de me prendre des critiques avec un sourire béat frisant la débilité profonde. Gnéééééééé, la Manue, son choual... il avance pas !
C'est bien la peine de se dire qu'on obtient une belle cession de mâchoire si la bête s'économise derrière
... Aujourd'hui, j'ai eu un cavalier pro 2 pour moi toute seule pendant une heure et demie. Et autant vous dire que Jean-Paul Bonnard ne m'a pas lâché la grappe ! Mon problème number one : le cheval ne répond pas aux jambes, il n'est pas en avant. Et la grande n'a pas de jambe intérieure ! " C'est la base de tout ! ", m'assène-t-il avec le sourire. Donc au boulot mémère, faut faire avancer pépère !
Déjà la jambe interne... Ayé, je viens de comprendre un truc... très con, certes, et que je savais déjà, mais dont l'évidence ne me sautait pas aux yeux. Je n'ai pas de jambe car je mets... trop de jambe !! Hein, mais que ne c'est que ce truc-là... comprends plus rien moi ! Enfin si, si je prends le temps, la chose est évidente. Seule question qu'il faudra que je pose à la prochaine séance avec Jean-Paul, pourquoi mon cheval n'est-il alors pas devenu totalement froid à la jambe ?... enfin, il l'est peut-être... Enfin je ne sais pas... et si c'était ça que j'appelais s'appuyer sur ma gambette ?
Le début du travail consiste donc à apprendre à mettre la jambe à bon escient lors des passages des coins. Pas gagné ! Pour la leçon, Jean-Paul a pris la jument de Joël. Une pierre deux coup : il la travaille et peut me montrer en direct. Par exemple, Manue, oh, ils sont jolis ses éperons. Mais sait-elle s'en servir ? Réponse... ben non évidemment ! Une attaque à l'éperon, jamais fait, eh oh, je suis pacifiste moi !!
Mais bon, quand il faut, il faut... et surtout, au bon moment. Et au risque de me faire passer pour une attrophié de la gambette géante, eh ben c'est pô facile de donner deux ou trois petits coups d'éperons, très vifs, pour faire réagir monsieur Pouic. Dès que Monsieur Pouic tente de baisser la garde, moi j'attaque... " Eh, mais elle est pas bien celle-là, mais ça pique ! Je suis orage, je suis colèèèère, je... " j'interromps ma monture dans une saillie post-christique : " Pouic, tais-toi et marche ! " Et Pouic dois se faire à la triste réalité. " Il a gagné dix centimètres d'engagement là ! " Seul soucis, j'ai un peu de mal à sentir, du coup, Prince en avait gaillardement profité pour me gruger durant tout ce temps. Mais commence, à son grand dam, à comprendre qu'une nouvelle ère débute... Une ère où il va se muscler dans la partie du rein. Une nouvelle ère où Manue va s'appliquer à réagir au quart de seconde. Et à tendre son dos... eh oui, la cavalière aussi doit tendre sa ligne du dessus !
Attention, j'ai une tendance à la c... Celle de laisser partir mes épaules en avant dès que Pouic vient s'appuyer sur le mors ! Quelle quiche ! Manue, c'est toi qui a peur du contact, pas ton Pouic !!!
Et s'il n'y avait que ça : je ne suis pas droite. Ca, je l'ai constaté hier lors de mes déplacements latéraux. En fait, je m'appuie trop sur l'étrier droit, et... tour de Pise je suis ! Jean-Paul me recadre : " appuie encore sur ton étrier gauche, encore, encore, encore... " Du coup, j'ai l'impression de vraiment être couchée à l'intérieur !!
Résultat des courses : mon nouveau professeur me revoit jeudi, " 8 h à cheval ! " J'ai donc une semaine pour m'apprendre à faire avancer le cheval sans être tout le temps à serrer les jambes, à être droite en permanence. Jeudi, il ne sera pas déçu !
Manue ou comment s'apercevoir qu'on n'a pas les bases et qu'on monte comme un sac !!
27 avril 2006
Fleur des prés et maxi-poonseuse !
Ben voilà, personne n'est parfait ! Le printemps aidant, je cueille un joli petit coucou à Pouic. Et lui décore la z'oreille. Visiblement, ma hacquenée juvénile n'en a cure. " Non mais tu t'es vue ! 34 ans, et tu fais quoi ? Tu mets des fleurs des champs dans le licol. Mais c'est du grand n'importnawak ma pov' fille ! " J'en rougis de honte... mais tiens tout de même à préciser pour ma défense que le coucou hibou, coucou hibou... je l'avais cueilli... pour que Pouic le mange. Mais ma mijorée de cheval n'en a pas voulu. Merci ! Merci, de me faire passer pour une quiche, cheval ! Une quiche, oui, mais lorraine !!
J'te plais poupée ! Une vraie tahitienne...
Béate
Voilà le sourire béat que la Manue arbore quand elle vient de faire une séance toute décontractée avec son ami. Et qu'elle a l'impression d'avoir fait un " grand bond en avant ". Aujourd'hui, j'ai chaussé mes bottes de sept lieux. Demain, un cavalier pro 2 vient me donner des conseils. Je ne suis plus seule à travailler : Sébastien, Daphnée, ce monsieur, et Joël et Michèle qui m'emmènent au concours du 8 mai, à Lisle-en-Rigault, tout près d'ici. La fine équipe de Pouic ! Pas à dire, cette E2 et cette E3, il faut que je les réussisse bien... d'autant plus que pour le moment... je suis la seule engagée !!
Il en fait une tête, le Pouic !
Décontrachtés !
Mèmère a sorti le grand jeu aujourd'hui ! Le pantalon noir fond de peau... de chez Lidl, les bottes de cuir achetées dernièrement à Zinzin, les éperons col de signe, une petite chemisette blanche de bureau un peu sale (sinon je ne monterais pas avec), et ma petite veste Lidl... vais briller de mille feux moi !
Reste à savoir si Pouic va vouloir faire la même chose. Bon, sur la photo, ce n'est pas patent. Mais la chose a été prise au retardateur. Je pose le numérique sur le chandelier, je déclenche, et vite, vite, vite... nous courons poser avec Monsieur Pouic. Monsieur Pouic, qui, rappelons-le, aime qu'on lui demande les choses poliment et déteste les photos. Ben vu sa tête, on aura remarqué !!
La chose faite, au boulot mon gros... Cercles, allongement dans le pas. Trot de travail (mou), trot moyen (un peu moins mou), serpentines. Je monte les mains relativement hautes. Cela semble réussir à Pouic dont la mâchoire s'active déjà sur le mors. Sensation nouvelle que celle d'un petit Prince gardant un contact léger tout en restant calme, calme, calme. Calme au pas, calme au trot, calme au galop. En revanche, nos transitions galop-trot sont cata. Tape-cul, épaules toute raides, plus de moëlleux dans la bouche...
Je reprends donc le travail au trot. Le machônnement pouicquesque reprend. Aujourd'hui, j'ai décidé de travailler sur les déplacements latéraux au trot. J'en ai deux à faire pour la reprise E2, et je voudrais présenter quelque-chose de propre... Vers la droite, Prince me passe l'exercice comme s'il n'avait fait que ça toute sa vie ! Je suis à l'aise. J'arrive bien à " basculer " mon poids vers la droite. De ce côté, je trouve mes deux jambes assez efficaces. Mais vers la gauche, c'est une autre histoire ! Mon Pouic se tord et ne cessionne pas. " J'ai un problèmeuhhhh ! " Mis à part que j'aime Pouic, notre problème se situe... à mon niveau. Autant j'arrive à transférer le poids de mon corps vers la droite, autant je ne parviens que difficilement à réaliser la même chose vers la gauche ! Ma jambe droite a du mal à reculer, je suis toute tordue... Pas étonnant que Pouic fasse la même chose ! Allez, au travail ! Je recommence le travail du pas. Déjà, à cette allure où je me sens bien, j'éprouve des difficultés. Vers la gauche. A droite... du beurre ! Avec un Prince qui se tient droit, mâche et bavouille un peu...
Déjà, le poids de mon corps. Hummpf ! Détends-toi Manue, souris ! Tout ira mieux. Bon, il faut être un peu patiente, mais à force de répétitions, Prince comprends que dès que je " bascule " vers la gauche, pouf, il cessionne à gauche. Ma jambe droite arrive à se placer un peu mieux en arrière de la sangle. Ma jambe gauche en revanche, a du mal à être active. Le genre jambe clandestine... Je tente quand même le trot. Pas génial, je suis toute raide ! Pour ne pas être ambidextre, je ne le suis pas ! Ce que j'aime en revanche : dès que je le remets droit, Prince me redonne son contact moëlleux, son encolure musclée et sacrément souple... Toujours au trot, je demande une épaule en dedans. A droite, à gauche, facile !! Quand je pense qu'il y a deux mois, impossible de faire quoi que ce soit de la sorte !! Au fur et à mesure, Pouic se redresse dans ses cessions. Je finis l'exercice avec un cheval presque droit et souple... J'en déduis qu'il doit en être de même pour moi !
Pouic déteste les photos ! Ça se voit !
Dans la tête d'un Pouic...
Mais qu'y-a-t-il donc dans une tête de Pouic ?
Mon cheval a-t-il, pour emprunter les mots de Zinzin du Pinceau, une cervelle de mimolette ? Une botte de carottes, des navets, un artichaut, un raton laveur... Qui le sait ? Lui peut-être ? En tout cas, il y a suffisamment de vent pour que ma jolie monture accepte de partir tutoyer le zéphir meusien, suffisamment de douceur pour ne m'avoir jamais mordue, jamais tapée. Suffisamment de calme pour passer outre cette branche tombée à terre qui pourtant lui fait si peur. Mais suffisamment coquin pour se mettre à ronfler, toute voile dehors devant une grosse feuille de rhubarbe sauvage, de mettre par terre un jour qu'il a vu un gros caillou... " ça fait peur les gros cailloux ! Et un Pouic qui fait des écarts au galop, ça fait pas peur ça peut-être !!
![]()
Y'a quelqu'un là-dedans ?
26 avril 2006
Deux pois chiches... douche !
Super, avec les beaux jours qui arrivent, nous allons enfin pouvoir passer les membres des copains à sabots à l'eau fraîche ! D'autant plus que Michèle vient d'installer un système bien pratique. Finis les embrouillaminis dans les pieds de Pouic. Fini le gros tuyaux blindé à enrouler (et dans cet art difficile, pas prête d'avoir le galop 7 la Manue !)...
Bon, bien sûr, il a fallu que je présente la CHOSE à monsieur Pouic. Le monarque n'étant pas du genre fille facile, il s'agit pour moi de lui faire des présentations en bonne et due forme. Pas de familiarités déplacée d'amblée avec mon noble compagnon !
Donc " Pouic, le Tuyau, le Tuyau, Pouic ! "
Le tuyau : " Enchanté ! " Pouic : " vous êtes qui vous ? Vous connais pas, hors de ma vue ! " Le tuyau : " oh ben si j'aurais su, j'aurais pas venu ! " Si, si, il a bien fait de venir le tuyau. Ma chochotte de 450 kg a beau faire son pouic, ses balzanes herminées n'en prennent que plus de lustre... Chic le Pouic !
Para...Pouic
Ce n'est pas Prince, ni Pouic que Pouic devrait s'appeler... mais Paradoxe ! Car dans le genre, il se tient là le petit gros !
Pouic est cheval facile compliqué. Voilà, ça commence. Elle est tombée sur la tête sa cavalière... Eh non, enfin pas aujourd'hui, enfin je ne crois pas, enfin je ne me souviens pas... Mais mon Prince, ça c'est sûr, n'importe quel débutant peut crapahuter sur son dos, retirer sa veste, faire du lasso si le coeur lui en dit... P'tit bai ne bronchera pas. Lui, il dort !!
Mais demandez un peu à Monsieur d'être sérieux, attentif, régulier... et il n'y a plus personne ! J'en fais l'expérience tous les jours avec mon malin. Il fait rigoler Sébastien, qui m'aide pour le dressage. " Ton cheval a la capacité de se foutre de ta tronche gentiment... C'est d'un drôle ! " Et c'est vrai que c'est comique. Mais boudiou, que c'est énervant quand Pouic se déporte toujours calmement auprès du même endroit. Puis me regarde, presque en me disant... " je sais c'est pas bien, mais regarde, je fais ça doucement ! " Et il sourit en plus, le bougre !
Aujourd'hui évidemment, cette capacité ne s'est pas démentie. Il me fait gamberger le p'tit ! Exercice simple. Pour la reprise de dressage, je dois arriver au trot, puis m'arrêter. Faut pas être sortie de l'ENE pour faire ça... Oui, mais Pouic, il a peur du gros bidon rose à gauche, de l'obstacle à droite... et du potentiel caillou qui pourrait dévaler la pente de la carrière vite, vite, vite... Impossible de trotter droit, impossible de s'arrêter dans le calme avec un Pouic à la retourne. La main qui se durcit, la Manue qui se tape les fesses... une vraie débutante ! Une fois, deux fois, trois fois... il faut que je trouve une solution. Déjà, me séparer de la longue badine de dressage dont je suis équipée. Elle énerve le garçon et ne m'apporte pas d'améliorations notables. Tout de suite, Monsieur est plus sage. Mais pas de quoi pavoiser non plus. Je décide donc de travailler un autre exercice " critique " de la E3, la transition galop-trot à la fin d'une longue longue diagonale. Hop au galop, hop au trot, hop au galop, hop au trot... J'use et abuse du demi-arrêt.... enfin, d'un truc qui doit ressembler à cela... Au fur et à mesure, j'ai la sensation de me redresser, d'ouvrir mes épaules, de faire ma crâneuse en somme... Et Pouic ? Pareil ! Du coup, j'arrive à peu près à faire l'exercice. Et le trot-arrêt. Zou ! Ca marche aussi. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le Pouic décide de céder dans sa mâchoire. J'aime !!! Difficile d'expliquer la sensation... Au bout des rênes, c'est tout doux. " Ya quelqu'un !!!!!!!! " Oui, mais l'interlocuteur ne tire pas sur la ficelle ! Et grouich, grouich, grouich, mâchonne comme jamais. Quand je pense que l'heure avait mal commencé !
Pouic à gauche, Max sur son dos !
Heureusement que la séance du premier
s'est très très bien finie...
Car celle du deuxième, ouh là, là !





