dsc03921Je ne suis pas allée voir mon Pouic hier, pas le coeur à ça. Aujourd'hui non plus. Je sais qu'il gambade et croque la belle herbe meusienne à pleines dents.

Pour ne pas laisser la tristesse s'emparer de nous, Jean-Marc et moi avons décidé de réadopter tout de suite un petit minet. Je suis allée en chercher un, hier, chez les vétérinaires. Selon l'assistant, le minipouic a trois semaines à tout casser, selon le véto, un mois. Je pense que l'assistant, tout chose devant ces minuscules êtres qu'on lui avait apportés le matin même, a raison. Le p'tit gars est grand comme trois sashimi à genou... nous le baptisons Sushi, c'est moins long ! Nous devons le nourrir au biberon. Pas facile pour lui, déjà qu'hier matin, il a été abandonné avec ses trois frères dans un panier, séparé de sa maman, puis l'après-midi de ses deux frères... Le voilà maintenant dans les bras d'immenses créatures à l'odeur étrange et parfois masquée, qui peuvent le soulever comme un fêtu de paille. Il couine, il pleure, mais se blottit rapidement contre le premier être vivant et chaud qu'il rencontre. Tente désespérément l'ascension de la face nord de la jambe de Jean-Marc, se cale sous nos bras, ou tête. Au bout de quelques essais, il comprend le système biberon et se détend. Les pattes écartées, il pétrit une maman imaginaire et avale goulûment le lait maternisé du vétérinaire. Puis, repu, il s'endort après voir fait entendre deux ou trois mini-hoquets. Gloups, je suis un chaton !


Le p'tit gars est un goûlu... Hier, un demi biberon entier en une demi journée, aujourd'hui, la bouteille est déjà bien entamée. Malgré lui, Kendo m'aura fait connaître cela...