18 juin 2007
Les Pinot parlent aux Pinot
Bon, là, ça va s’arroser vraiment ! Le P
inot est arrivé, alleluuuuuuuuuuuuuuuia… (mais qu’est-ce qui me prend de chanter des trucs aussi neuneus… la joie sans doute !) Et un 18 juin en plus ! Si avec ça, je ne vais pas être pleine de courage avec mon p’tit grand !
Donc Dédé, mon Pinot, il me l’a embarqué cet après-midi. Grand Pinot est bien monté, il est sage ce petit. Et du coup, pendant que son pôpa discutait avec les gens du club, ben mémère a posé selle sur le dos du grand, et zou, dehors !
Bon, ben un jeune cheval, c’est pas pour dire, mais j’ai pas l’habitude !
Pinot, il est du genre gentil, mais lorsque monsieur montre des signes d’étonnement, ben faudrait être aveugle du c… pour pas le savoir. En fait, ça vibre de partout, on sent qu’à l’instar des transports autobus de mon département, c’est « prêt à partir » ! Et puis les oreilles… Les oreilles, il a dû les louer à la Snecma ou à Dassault car j’ai l’impression d’être monté sur un objet volant militaire. Oreeeeeeeeeilles en avant… Zou, inveeeeeeeeeeeersion des clapets, zou, aérofreins ? Aérofreins okkkkkkk ! « euh, Pinot, on monte un coup dans le pré derrière la carrière ? »
Le grand se met en route, tous sens en éveil… Ah, la bâche du foin, ça te fait de l’effet ça, la bâche du foin, hein gros ! Bon, monsieur est gentil, il passe, longe les camions, o’c’t’influx là-dessous !! On dirait que Pinot se joue le grand air de « retenez-moi ou je vais faire un malheur ». Du coup, moi qui voulais faire une balade au pas revois mes ambitions
à la baisse. On va faire des cercles au pas dans le grand pré, non loin de la carrière, comme ça, on reste près du club au cas où… C’est que l’école d’équitation est à flanc de coteau, il me faudra donc descendre un long chemin blanc et droit pour revenir à la maison. Et s’il vient à l’idée de Pinot de me prendre la main, pas sûr d’être à même de bien le stopper dans ses élans.
Donc cercles dans l’herbe. Boudiou ! Au pas. Pinot regarde, scrute, visualise les veaux, vaches et petits moutons, toutes oreilles bougeantes. Eh, je suis là moi ! Pas facile d’intéresser un poulain quand il y a plein de trucs nouveaux à découvrir ! Donc nous montons et descendons, tournons à gauche, à droite, remontons, redescendons. Puis, d’un coup d’un seul, gros Pinot décide que c’est le moment. Ouaaaaaaaaaaaaaaaaah, cheval canon !!! Eh, c’est fort c’te bête, et ça galope boudiou ! Bon, pas le choix, si je ne veux pas atterrir dans le tas de fumier fumant et odorant, ou faire descente piano sur la carrière, Pinot, t’arrêter tu dois. Arrêt d’urgence, pas de sentiment. Je chope ma rêne le plus près de la bouche du grand, et crac, vers moi. En foulées, Pinot est arrêté. Je recommence le « travail » au pas, puis nous redescendons au club où ce sacré Dédé est toujours en train de discuter !
Eh les gens, je suis toujours vivante ! !





