08 mars 2008
Minigris !
Non, je ne me suis pas trompée de cheval, j'en ai juste emprunté un autre qui sait faire deux trois trucs dont j'ai besoin pour progresser.
Notamment accepter la bride.
Nicolas accepte que, deux fois par semaine, les jours où Pinot est travaillé par lui, je monte son petit camarade gris, J't'adore. Je l'avais déjà monté en bride sous l'oeil de mon moniteur, et cela s'était très bien passé.
Me voici donc en charge du petit bonhomme les jeudis et vendredis. Pas à dire, quand on n'a pas quelqu'un qui vous critique à bon escient, les choses sont plus difficiles. Jeudi, la séance fut fort moyenne, avouons-le tout net. Manue trop préoccupée par le bout de devant, pas assez par l'impulsion du doudou. Les mains en " position action sur la bride " sans s'en rendre compte. Forcément, ça va bien moins marcher !!! Tempête sous un crâne. Je reviens donc vendredi avec dans l'idée : on n'oublie pas l'énergie. Et tout de suite, les choses vont mieux. Même si le petit kiki gris ne manque pas de caractère. Et surtout, ne me pardonne rien ! M'explique que quand je trotte assis, je n'ai pas la main fixe. Et bat à ladite main. Au trot enlevé, les choses se passent en revanche très bien. Il faut dire que cette fois-ci, j'ai commencé la séance avec une badine à la main, et que, bizarrement, la petite boule de poil se révèle bien plus bondissante ! Nous faisons donc des choses que je trouve plutôt agréables. Plein et déliés, ce cheval de toute façon, sait lire et écrire. Je travaille à la voix. On s'arrête. On cède... " J't'adore, on cède ! " " Hein, qui me parle ? " Petit moment de flottement où monsieur se débarrasserait bien de la folle qui la touche de ses éperons. " Bourreau de cheval d'abord ! " Mais finit par accepter la cession. Nous repartons au trot, à la demande vocale. Puis peu à peu, ma voix s'estompe, petit cheval commence à comprendre mes codes. " Quand la folle fait sa fiérote et me colle son nombril vers le haut en serrant les jambes, ça veut dire trotter... " Les transitions descendantes passent par le souffle. Ca, il fait bien le petit pouic gris...
C'est en fin de séance que tout se gâte. Pour un temps. En grande prêtresse de la secte des schneu-schneus, je me colle une pression incroyable lorsque je veux demander un départ au galop. Évidemment, je les foire tous !! Et pis pitit cheval n'est pas toujours de bonne volonté non plus. Le cochon s'est même mis debout, presque à la verticale, alors que je donnais de la jambe et avais lâché la bride pour ne pas le bloquer par une action de main inconsidérée (car monsieur sait très bien : reculer, fuir dans les hanches, les épaules... toute la panoplie ! Sacré J't'adore !)
Bon, ok, tu t'es mis debout, mais cela ne va pas m'empêcher de te demander quelque-chose de bien quand même ! Je reprends ma badine que j'avais posée sur un plot. Un petit coup derrière la jambe. Ouh, il aime pas ça, le J't'adore ! Mais comprend vite où se trouve son confort. Je parviens donc à passer deux ou trois départs au galop... du trot, dans des conditions correctes. On reste là-dessus. J't'adore est content, il va être de nouveau gratouillé et recevoir un gros bout de pain !





