Balzanes trois, cheval de roi !

Cheval mon cher souci ! Grâce à Prince, je me confronte aux difficultés de l'équitation. Un jour le Saint-George ? Je piaffe, je me questionne... patience et longueur de temps !

18 janvier 2006

Longez-moi, longez-moi, longez-moi...

dsc020791dsc02071Mon p'tit loup n'aura pas eu à supporter mon poids sur son dos aujourd'hui. Ouf pour lui ! Néanmoins, monsieur Pouic ne montre pas un enthousiasme débordant lorsque je lui enfile son peignoir (il fait frisquet, le gaillard est tondu) et le ceint d'un surfaix. Mais heu, c'est qu'il me mordrait ! Bourrin ! Effectivement... Allez bonhomme, gobe-moi ce mors à aiguilles, je prends la chambrière, la longe, et direction la carrière.

Depuis que j'ai rencontré Prince, je m'efforce de le longer régulièrement. Même si les semaines sans ne sont pas inexistantes... Jusqu'ici, je passais la longe dans le mors pour la fixer dans un anneau, sous l'inter-ars de mon ch'tit cheval. Résultat des courses, un Prince étend son encolure jusqu'à trotter en reniflant le micro-sable pour voir si j'y suis. Justemendsc020781t, je n'y suis pas, et Prince s'en aperçoit toujours curieusement lorsqu'il s'agit de galoper ! Quatre ans à ce rythme, à tournicoter et dessiner des escargots, plus ou moins gros. Quatre ans, c'est long... il fallait bien une rupture ! Et les élastiques, acquis depuis bien longtemps, prennent du service. Un seul à la fois s'il vous plaît, et à l'extérieur. La longe servira somme toute d'élastique intérieur. Elle passe par l'anneau du mors et se fixe sur le côté du surfaix. Une bonne dizaine de minutes de détente au pas sans ces artifices, et je m'autoriserai à les brancher. Et là, ça change tout !

Prince se place, il mâchonne son mors, son garrot monte. Mon cheval est beau ! Au trot, les postérieurs ne trainent plus derrière... et... il rebondit ! Sans utiliser de barres au sol cette fois-ci. Le galop n'est pas mal non plus, même si le port de tête n'a plus rien à voir... enfin à gauche, parce qu'à main droite, taïïïïauuuuuuuuuuuuut !!!!  Enfin, on ne peut pas tout avoir du premier coup. Nous en avons déjà fait du chemin depuis quatre ans.

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16 janvier 2006

Boïng, boïng, boïng !

" Que c'est beau un bridon ! ", disait Baucher. Pas décidée pour deux sous à faire mentir le sieur François, la leçon d'aujourd'hui se fera avec une muserolle française et un joli mors double brisure en aurigan... Disposées sur la piste endurcie par le froid, trois barres. Que Prince me regarde installer, avdsc01981ant de les scruter comme la dernière petite boutique des horreurs. Regardez-le moi en train de rouler les yeux... Montez un peu dessus et vous le sentirez se gonfler... mon cheval est une outre !!

Assez discuté, nous voilà partis pour une vingtaine de minutes de pas. Pas faciles ces minutes, car même si Prince n'appartient pas à la race des chevaux montés sur ressorts, il n'accepte pas facilement la moindre " scorie " dans le manège. Et ces barres, les chandeliers à leurs côtés... Donc pour la rectitude, bernique ! Non seulement mon cheval est une outre, mais en plus, il est tatillon !... sauf lorsqu'il s'agit de tracer une belle courbe...

" Comment ça
je dois rebondir
au trot moi ! "

Du coup, il va me falloir faire preuve d'astuce pour que mon alter ego équin franchisse les barres, au pas, au trot, et surtout dans le calme et sans changer d'attitude. Pas gagné ! Arrêt un mètre devant les barres. Allez, on recule, Prince, et droit ! Reculer, Prince n'aime pas, mais le mouvement exécuté, il devient beaucoup agréable dans son bout de devant ! Nous répétons l'exercice une fois, deux fois, trois fois... Avant de prendre le pas. Ah, Prince lève bien ses membres et ne touche pas les barres. Nous allons pouvoir faire la même chose au trot. Arrêt, reculer, arrêt à un mètre, au trot... Boïng, boïng, boïng ! Victoire ! Mon Pouic rebondit joliment. Aurais-je gagné ? Eh bien non ! Essayez donc de recommencer en arrivant directement au trot, et... " ohhhhhhhh, mais qu'est-ce que c'est que cette chose-là, Emmanuelle ? ! " Et pan, un coup d'encensoir dominical... Mon cheval me rappelle que le jour du seigneur, c'est dans une autre cathédrale que je devrais me trouver... sale gosse ! Et l'intervention divine, elle est où Prince ?

L'aurais-je appelée de mes voeux cette intervention. Voilà que la porte du manège s'ouvre, et entre Sébastien. Propriétaire d'une jolie jument lusitanienne de trois ans et passionné de dressage. Il me donne souvent de précieux conseils, et là, j'en ai besoin ! " Montre-moi ", me demande-t-il après explication de mon soucis " pouiquesque ". Je m'execute, le couperet tombe ! Ah, il ne fait pas trop trop mal. " Je l'ai déjà vu mieux, mais il fait froid et il a 16 ans quand même. Sinon, ce n'est pas catastrophique "... enfin pas autant que ce que ma description le laissait entendre. D'autant plus que montée sur Prince, j'ai toujours l'étrange sensation que mon cheval se couche sur son cercle... Ça, Sébastien dit ne pas le constater. " En tout cas ce n'est pas visible, mais peut-être qu'à cheval, on le sent ". En tout état de cause, il m'a proposé un exercice sur un cercle qui lui remettra les épaules en face des hanches. Le dieu des cavaliers existe. Il vous rend visite le dimanche !

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15 janvier 2006

Juste une histoire de fesse...

Qu'elles soient rebondies, grassouillettes ou musclées, leur existence est garante de la bopferd379nne " marche " du couple cavalier-cheval. Elles, ce sont les fesses.

Passives chez le débutant, elles développent au fil du temps une certaine capacité de communication. Eh oui, les fesses du cavalier parlent... à leur monture. Mais du débourrage de ces quartiers de lune jusqu'à leur éducation savante, beaucoup d'encre aura coulé.

Allez, je vous laisse. Il n'y a pas que la fesse dans la vie... Mains, jambes et épaules savent elles aussi y faire quand il s'agit de nous faire des misères !


La " fesse savante " ?
Pas encore pour demain !

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14 janvier 2006

Leçon de calligraphie !

Aujourd'hui, grand jour de crapahutage sur dos de Pouic ! Après mes deux journées passées à pied, c'est décidé, je teste madsc020281dsc02036 main ! " Prince a été vermifugé ce matin ", m'indique Michèle, propriétaire des écuries et véritable nounous des chevaux. Il va falloir que j'y aille mollo alors... Qu'à cela ne tienne, j'enfile sa bride toute neuve à mon gros copain câlin. Une décision que Prince n'apprécie pas nécessairement à sa juste valeur, mais je ne lui laisse pas le choix. De toutes façons, nous n'allons travailler qu'au pas. Transitions dans l'allure, circonvolutions diverses et variées, déplacements latéraux... qu'on ne s'y trompe pas, cette allure est tout sauf ennuyeuse ! Il y a de quoi faire.

Mais avant tout, laissons Prince se décontracter, rênes en guirlande. Un tour à main droite, idem à main gauche. Dans ce manège que mon zigomar à quatre sabots foule régulièrement depuis deux ans, tellement de choses à découvrir. Hein Prince, le chandelier là, il vaut bien la peine que tu t'enroules autour et dilates tes naseaux !

Dix petites minutes à ce rythme, et Manue finit par avoir envie de faire dans le " constructif palpable ". Hop, une volte, zou, une demi-volte, et la serpentine, ça te branche ? Prince s'exécute. Il est bien plus agréable qu'il ne l'était mardi. J'ai déjà gagné - momentanément- ce progrès. A ce petit jeu-là, la bride joue son rôle, avec ses belles rênes de cuir souple et noir. Même si je trouve que son usage est prématuré pour mon niveau, elle me permet de me rendre compte de l'arme que je tiens entre mes mains. Ce que j'appréhende beaucoup moins en filet. Du coup, j'adoucis mes actions et Prince ne se bldsc02049oque plus et ne lève plus les yeux au ciel. Comme il est agréable de dessiner " pleins dodus et maigres déliés *". Prince, sa plume, ce sont ses épaules et ses hanches. Mon calligraphe en herbe progresse pas à pas dans ses épaules en dedans qui se révèlent de moins en moins laborieuses. Une heure de pas plus tard, je ressors du manège avec un large sourire. Prince semble satisfait lui aussi... d'en avoir fini pour aujourd'hui. Allez, retourne t'égayer dans ton paddock avec tes trois robes de chambre sur le dos ! Gros Pouic...

Je suis pas bien, là,
avec mes trois couvertures ?!


* Courteline

Posté par manueballue à 14:59 - Dressage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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