29 août 2009
Ahhhhh le beau blanc...
Nico, qui est un malin, m'a collée ce matin sur cet affreux cheval. Mon dieu qu'il est abooooooominable. Méchamment gentil. Terriblement aux boutons.
Botte secrète de Nico, " Fais une diagonale au galop et au milieu, inverse tes aides ".
Ce truc-là, c'est une tuerie. Sur tous les cavaliers ça marche !
Et sur moi ? Euh... pouce !
18 novembre 2008
La rêne externe
Donc au boulot avec cette fichue rêne externe !
Leçon numéro un, on chope les sanglons, de chaque côté du tapis, il faut bien qu'ils servent à quelque chose, hein ?!
Et puis on tend son dos, on essaye de sentir les muscles, sous ses fesses. C'est bien simple, si je demande les choses correctement à ce petitout-là, il me les donne. Il faut juste que j'arrive à dissocier tout ce que je fais. Là où l'indépendance des aides s'empare aussi... de mon dos. Viser la fenêtre du manège, poser ses mains, marcher droit...
Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour régler ce problème, mais cela peut valoir le coup de s'en débarrasser en prenant le temps ! Merci petit Marsu et Delphine de m'offrir votre savoir !
17 novembre 2008
Le petit tank à propulsion
Voici Marsu alias Nakhal. Nakhal, ça veut dire palmier en arabe. Marsu, ça veut dire Marsupilami parce que le petit loulou a un je ne sais quoi de propulsion dans son trot qui fait se propulser aussi... le postérieur du cavalier.
Marsu appartient à Delphine que j'ai rencontrée sur internet. Delphine dresse son petit arabe avec beaucoup de constance et de perfectionnisme.
Et ça se sent ! Un petit tour à chaque allure m'a fait réaliser que le petit machin (1,53 m) avait une puissance de grande barrique bien plus grande !
Marsu est rigolo. On serre les fesses. Il trotte ! Si on comprend comment il faut faire pour " faire une foulée de galop dans sa selle ", il part au galop... Bon, là, je sais pas faire... suis pas un Marsu, moi ! Hihi !
J'ai donc profité de la joie de monter sur le dos d'un cheval très dressé pour... marcher au pas et voir avec Delphine comment régler mon problème de rêne externe qui se détend sans cesse... et pendant ce temps, Delphine règle le problème de... je gère un appareil photo, c'est pas simple !!
On en a appris des choses, tous les trois !
12 novembre 2008
Leïa ou... comment je ne touche plus terre
Aujourd'hui, une troisième copine s'est jointe à nous pour rencontrer dame Leïa. Stephanie est venue faire des câlins à la jolie demoiselle. Et moi, ben va falloir que je la monte... Dame, quelle corvée, moi qui déteste les chevaux... C'est vrai quoi, les chevaux, c'est moche, ça pue, et je trouve ça complétement con.
Bon, elle est où Dame Leïa que je lui fasse une gratouille ? Dame Leïa que Caroline berce du doux surnom de " la chieuze ", parce qu'elle peut être un poil casse-couillette, la louloute, quand ses deux neurones se touchent.
Une Chieuze, pardon, une Leïa, comment - ça - marche ?
Prenez une jolie petite fille (avé l'accent) toute blanche, comme la chèvre de monsieur Seguin, montez sur son dos et... RES-PI-REZ ! Eh oui, avec la lolita des bacs à sable, il faut être décontrachtée. Sinon, Leïa vous explique assez rapidement que l'homme de la pampa est certes rude, mais que la Quiche là-haut commence à les lui briser menu menu ".
Et là, la dame blanche vous sort toute sa palette. " C'est quoi les essuie-glace, là. Il pleut pas... Ah, tu veux passer entre les gouttes. Accroche-toi l'andouille de Troyes, j'vais t'en donner de la série noire ! "
Et (pour celles et ceux qui connaissent les paroles de Boris Vian), Leïa... m'envoie au ciel (7e étage, 1ère porte à gauche) dans un galop effréné... que même Caroline a arrêté de me filmer voulant éviter de posséder un document digne de Vidéo Gag. Option arrêt d'urgence enclenchée. Direction, à fond les ballons dans le ballot de paille. " Ah ben ça fait du bien ", mâchonne Leïa, pas peu fière de pouvoir se faire une petite pause casse-croûte avant l'heure... Et la Quiche ? " Euh, pouce ", elle est fatiguée la grande...
Non parce qu'il y a deux types de chevaux fatigants. Ceux qui n'avancent pas et ceux qui avancent trop...
MAIS PRESENTEZ-MOI UN CHOUAL QUI VOTE CENTRISTE, MERDE QUOI !!
* A l'usage de toutes celles et ceux qui voudraient me contacter au CHU de Montpellier, JE N'Y SUIS PAS. Même que ch'uis même pô tombée d'abord... (En revanche, je suis ouverte à toute proposition de remontant et autre doping de bon goût)... Redonnez-moi ma Lorraine et sa bonne mirabelle !!!
11 novembre 2008
La Quiche des garrigues
Pour se promener à cheval à deux dans la garrigue, il faut... deux chevaux. Caroline prend sa Leïa jolie, je vais faire connaissance avec Flush, un gentil petit bonhomme tout blanc, lui aussi. Flush dont la première traduction qui m'est venue à l'esprit est " chasse d'eau "... mais faut pas lui dire à Flush, ça n'a rien de bien intéressant. Nommons-le plutôt arrosage...
Arrosage est fort sympathique, a un pas bien actif, mais pas aussi rapide que celui de Leïa... on se demande comment elle fait.
Avec mon pote le tuyau (ah ah ah, j'ai encore mangé du kiri le clown, je suis vraiment trop hilarante, non mais sans blague), nous découvrons le coupe-feu. Endroit nommé ainsi car sa végétation est censée brûler si rapidement que là où le feu passe, il trépasse...
Cette minute de culture vous était offerte par la Quiche lorraine (avec de vrais bouts de lard dedans) et " son " petit cheval qu'il est beau, qu'il est blanc... et surtout... qu'il est calme après un tour sur le dos de miss monde qui le guide !
10 novembre 2008
Initial BB
Bon, alors comme vous pouvez le constater, je fais les choses à l'envers. Hier, vous avez eu le droit à la séance montée, aujourd'hui, ce sera à pied.
Eh oui, faut faire connaissance quand même...
Donc Caroline m'emmène aux écuries où réside sa belle. Mais, elle est où la jument ? Ah, elle s'est caché dans cet immense box... Euh, je voudrais pas faire ma " moquarde "... " mais, elle est toute petite là ! "
... à toute fin utile, je précise que les petits chevaux m'impressionnent. Vous savez, un peu comme les gros n'éléphants ont peur des souris. Ben pour moi, c'est pareil. La Quiche géante, l'a peur des p'tits chevaux.
... enfin peur... Elle sait se raisonner tout de même. Allons voir la cocotte. Pansons-la. Menons-la au joli manège aux accents de garrigue. Et discutons chiffon. " Alors euh, moi c'est Manue, la Quiche, et toi, t'es qui toi ? " Leïa tourne gentiment sa tête vers moi. " Leïa, pour vous servir... enfin, euh, faut pas que tu pousses trop non plus, hein, le travail c'est la santé, ne rien faire, c'est la conserver ! "
Bon, pour quelqu'un qui me dit qu'elle préfère conserver la santé, la bêêête avance bien. Elle est gentiiiiiiille. Me donne sa tête, s'arrête, fait même des extensions d'encolure à la demande.
" Eh, euh, tu mesures combien, toi, la Quiche ? " " On va dire 30 cm de plus que toi, petitoune. " " Oui, alors ça, c'est pas une raison pour me traiter de poney B... Je le vois que tu te fiches de moi sur ta photo... Poney B, non mais dis-donc ! "
... C'est sûr, Caro aurait pu la prendre en photo près du K... C'est comment un poney K ?
10 septembre 2008
Merci Jérôme !!
Un tout petit message pour remercier Jérô
me qui a eu la patience de prendre toutes les photos de mon stage avec Kathy Amos Jacob. Bien sûr, je ne vous ai mis que les morceaux choisis, ceux où nous sommes à peu près bien tous les deux avec gros Pin's. Rassurez-vous, il y en a où on voit bien les moments de solituuuuuuuude !! Mais celles-ci, je les garde pour moi !
Merci Jérôme !!!
09 septembre 2008
Mon grand machin !
Voilà, ma petite histoire est terminée. Mais comme Kathy Amos Jacob risque de revenir une fois par mois, je vais essayer de travailler en tandem. Une fois par semaine avec Nicolas, une fois par mois avec elle. Cela donne deux paires d'yeux extérieures et je trouve ça chouette.
Je ne sais pas si Pinot a plu à Kathy mais je pense qu'il l'aura bien faite rire. Déjà son nom, son grand-père Hopal Fleuri, puis le cheval "placide" qui dégage sa quiche avec beaucoup de conviction.
Kathy trouve normal que mon grand soit un peu nonchalant. " Il est en pleine croissance, il a des os partout ce cheval !! " Hihi, cela couplé à " Oh mais il est grand, il a plein de pattes ! " " Ah non ", me susurre le Pinot, " on avait dit pas le physique ! "
Voilà mon grand prêt à de fort jolies séances de travail et de musculation douce. C'est qu'une grande baraque comme cela, ça ne se bâtit pas en un jour !
Quand j'aurai fait mes comptes, je vais lui commander des compléments alimentaires pour l'aider un peu. Et puis je reprends le rythme hivernal : une longe par semaine, le dimanche en général. "
Mon Pinot, accroche-toi bien, on a du pain sur la planche !
08 septembre 2008
Le célèbre crapaud sur une boîte d'allumettes
Allez les d'jeunes, on rentre dans le vif du sujet !
Sur le cercle, je dois rentrer les hanches du Pinot. " Recule encore plus ta jambe, Emmanuelle, allez, allez, ça, il peut le faire !! "
Non mais sans blague, ça sert à quoi d'avoir des pattes d'1,07 m et de pas savoir s'en servir, c'est pas diiiiiiiiiiingue ça ?
Mémère a bien du mal, c'est vrai que lorsqu'elle fait ce genre de chose à la maison (pasque même que ouais, elle le fait d'abord !) elle se trouve toute coincée du biiiiiiiiip et raide comme un piquet. Voilà qui n'arrange pas les choses ! Mais bon... se contenter de peu... On se détend... " Maintenant tu sors les hanches du cercle ! " Ah, ça normalement, c'est plus simple, enfin je trouve. Nous devons aussi exécuter quelques arrêts. " Ton cheval sait-il reculer ?", me demande Kathy. Je lui apprends un peu, mais pour l'instant, je me contente de la moindre translation de poids vers l'arrière-main. " Ok, alors essaye ! "
Pinot est vraiment de bonne volonté. Il recule même de deux pas, je crois. Puis je dois le faire aller de l'avant. Puis arrêt, demi-tour sur les épaules. Ouh là là, mais c'est pire que si nous avions pris un coup de Pinot, hein Pinot ? " Si tu trouves ça drôle de te moquer de mon patronyme, alors ça, je trouve cela minuscule ! " Ok, changeons d'exercice, " petit " cheval sans humour !
Kathy me demande de faire des cessions à la jambe. " Tu vas droit, tu cessionnes, tu remets droit, tu re-cessionnes. " Evidemment, moi, je fais tout de travers, je marche droit, je cessionne bof " recuuuuuuule la jambe ! " Ah, c'est pas comme chez Jacques, je suppose que c'est aussi une question de niveau de dressage du cheval, il faudra que je demande (là, j'ai oublié).
Puis je remets le cheval droit et... demande la cession de l'autre côté.
" Ouh là, attends, il a pas fait l'université ton cheval, il est encore à l'école primaire, c'est trop dur ça, la cession, tu la fais toujours du même côté ! " Bon, ben ça, je vais le retenir alors. Pinot, 5 ans, on cessionne du même côté pour le moment...
Donc nous refaisons. Et comme à mon habitude, je suis toute coincée. Tiens, mais elle en a une drôle de façon de se tenir, Kathy, au milieu de la carrière... On dirait un crapaud sur une boîte d'allumettes invisibles... Elle aurait mal au ventre ? L'air meusien serait-il plus agressif que celui du côté de Strasbourg ? " Aaaaaaaaaaah mais c'est horrible, c'est moi qu'elle mime ! " Ça c'est pas chic de se moquer, hein... Nom d'un p'tit bonhomme, moi qui aime le beau geste, c'est pas bô de me regarder non plus... Ouille ouille ouille.
Du coup, je rigole un coup intérieurement (ben oui, si on prend mal les critiques constructives et efficaces, on va pas aller bien loin) et nous recommençons avec mémère un peu plus redressée... Déjà, c'est 'achement plus efficace et ça doit être plus joli à voir !
... et en plus, Pinot gagne le droit de se délasser puis de se reposer. La séance est finie. C'est passé si vite. Il me faudra quelques jours pour tout intégrer alors qu'en fait, nous n'avons travaillé que des choses simples. Mais avec mon disque dur qui tourne toujours à cent à l'heure, j'ai besoin de temps, de lecture...
07 septembre 2008
On allonge maintenant
Tout de suite, la suite comme on dit sur un programme d'une télé éminemment parisienne...
Il va falloir que mémère mette son Pinot au galop. Et moi, ça, je le fais très, mais très très mal. Me collant une pression à la biiiiiiiiiiip. En général, Pinot me le rend bien en courant comme un personnage de Tex Avery... Je préfère prévenir parce qu'être ridicule, oui, mais indiquer qu'on le sait, encore plus ouiiii !!!
Du coup, je m'applique en disant tout haut " je suis un gros chamallow " et Pinot part au galop. C'est loin d'être parfait mais c'est beaucoup moins catastrophique qu'à l'habitude !
Nous voici donc au galop. Regarde au loin, grande Quiche, monte ton galop et arrête de rêvasser, c'est pas bon pour ce que tu as.
En cercle bonne troupe. " Lorsque tu sens que le cheval est bien, tu allonges quelques foulées puis tu reprends ", me demande Kathy. Normalement, ça, on sait faire. Bien sûr, mémère est pleine d'imperfection dans ses demandes mais "ma" chouette instructrice n'a pas l'air de me dire que cela est trop mal. Se contenter de peu, dit-on dans le monde des cavaliers. Ça marche aussi pour moi... même s'il va falloir un jour que j'accepte de " monter en puissance " (pas monter le cheval en puissance, hein, progresser ! Ouh là, allez pas croire des trucs, dites-donc !)
Donc Pinot galope. A droite, je le trouve chouette chouette chouette. C'est sa main. A gauche, nous ne sommes apparemment pas si catastrophiques que cela. Oh, on va pas la faire demain la Reprise libre en musique mais au moins, je me fais plaisir.
J'avoue ne pas me souvenir si Kathy m'a demandé ensuite de transitionner rapidement galop-trot-galop-trot-galop. Je crois que oui et il me semble que cela serait logique si je réfléchis bien. En plus, c'est un exercice qui me demande beaucoup de concentration... ce truc magique qui me fait si facilement défaut même si depuis que je travaille avec Nicolas, c'est déjà beaucoup mieux ! " Manue, tais-toi, tu te déconcentres et tu déconcentres ton cheval ", qu'il me dit tout le temps !
En tout cas, depuis le coup de la bâche qui fait sauter les bouchons de Pinot, monsieur a compris. Lui au moins, il est concentré. Enfin... plus que moi.





