08 janvier 2008
Miséreuhhhhhh !
Me voici en train de rattraper les aventures de Pinot que je n'avais pu taper auparavant, l'état de mes mains ne le permettant pas !
Mi décembre, je suis contente. Ma copine Nadège vient nous faire un coucou avec une selle de dressage sous le bras ! Désormais, je suis équipée d'une wintec pro et... je sens bien l'ouverture de l'articulation coxo-fémorale, boudiou !! Je l'essaye quelques minutes sous la férule de Nadège (pas longtemps, je suis en arrêt, je n'ai rien à faire à cheval donc là, je fais une entorse au règlement, mais c'est pas trop mon truc).
Nadège, qui, vous l'aurez deviné, est aussi une bonne cavalière, en vient à crapahuter sur le dos de mon grand gris. Oh, ça ne la change pas beaucoup Nadège, sa grande noiraude fait elle aussi 1,75 m. " J'aime les grands chevaux ", dit-elle souvent. Là, elle passe juste du noir explosif au gris impavide. Trop impavide même ! Pinot n'est pas du tout aux boutons de Nadège. Pas assez réactif tout ça. Pas assez au souffle de la botte ! Et ça, Nadège, elle aime pô ! La voici donc partie à expliquer à Pinot que primo, s'il veut être droit, il faut qu'il bouge les épaules et les hanches quand elle le lui demande. Deuxio, s'il veut être cool, pas de soucis, mais en donnant sa bouche. Et puis troisio Pinot, on est prié d'avancer, siouplaît ! Vingt minutes plus tard, mon Pinot est métamorphosé. Certes, toujours un peu moumou au goût de Nadège, mais décontracté dans la bouche et comprenant plus vite ses demandes. Nadège s'offre même le luxe d'une petite descente de mains où Pinot laisse son bout du nez à la même place en continuant à mâchonner. " Oh, mais c'est que je lui en fais des misères, il est vraiment gentil, certains m'auraient déjà dit d'aller me faire voir ! "
En tout cas, cette petite séance est une bonne leçon pour moi. Un peu dure pour l'ego, mais porteuse de plein de pistes à travailler avec le grand. Merci Nadège, tes commentaires me sont précieux !
15 août 2007
Incassable !
Tous les jours, je continue à soigner petit Prince. Dont les blessures se referment, inexorablement. Oh, on ne peut pas dire qu'il s'agisse là d'un modèle d'esthétique, mais Pouic ne souffre pas. Il a d'ailleurs bouloté tout une meule de foin avec son grand pote Leckebec. Perd pas le Nord, le petit gars !
Désormais, lorsque je le douche, le masse avec le désinfectant, Prince ne bouge même plus son postérieur. Avant, il levait le membre, me signifiant que cela lui faisait un peu mal, mais le geste n'allait pas plus loin, il me laissait faire mon boulot. Brave. Maintenant, monsieur est immobile. Se tourne juste vers moi parfois... " Il est où mon bout de pain ? "
26 juillet 2007
Et mon Pouic ?...
Pendant que je chevale avec son " grand petit frère ", mon petit Prince continue sa convalescence. Son jarret droit est pratiquement cicatrisé, il n'est même plus chaud ! En revanche, avec sa sale habitude de se rouler dès que la pluie tombe (et nous avons été servis), Pouic se fait de vilaines choses sur le jarret gauche. Qui du coup ressemble à une grenade explosée matinée de palette à la diable (pour la couleur du désinfectant). Nous laissons le temps au temps. Tous les jours, monsieur est douché, désinfecté matin et soir. Il ne boite pas du tout et me fait même damner pour aller le chercher au paddock, le bougre !
Ce n'est évidemment pas appétissant à voir, mais c'est la vie et comme il est au calme, peut marcher tant qu'il le veut, se faire chouchouter par sa comparse, je modère ma tristesse. Surtout qu'il est entre de bonnes et gentilles mains !!
27 décembre 2006
L'alphabet de la colonne...
En juin 2005, monsieur Pouic voyait un ostéopathe pour la première fois de sa vie (enfin je suppose). A cette époque, tous les chevaux de son ancienne écurie montaient dans le camion et zou, tout le monde à Moscou ! Non, non, pas de folie du voyage, juste le nom de la ferme où Marc Baudoux se déplace une fois par mois. Il avait eu une contre-visite en septembre/octobre de la même année, puis... attente.
Désormais, à moi de prendre la destinée de mon Pouic en main. Sur les conseils d'une copine, je demande à Hélène Lamorlette, ostéopathe équin et humain, de venir faire un petit tour dans le box de mon gros. Eh ben ça eu payé !
Visiblement, Prince n'aime pas du tout l'endroit que lui montre la professionnelle. " Aïe, ça fait mal ! " Mais gros est tout gentil, tout poli, il essaye de passer outre la demande de passer son bassin vers le bas, mais ça ne marche pas !! Et au fur et à mesure, gros commence à regagner un peu de flexibilité dans les postérieurs. Au début, ça ne m'avait pas sauté aux yeux, mais si, Hélène parvient à lui lever beaucoup plus haut... en fait, c'est lui qui les lève plus, gentiment. Allez, on remonte progressivement ! Pour les connaisseurs, le déplacement valait la chandelle. Intervention sur le bassin, L2, L3, L6 (lombaires), S1 (sacrées je suppose) , C7 (cervicale), le genou, et C0, si j'ai bien compris, dans la tête !!!
Pov' gros, et lui qui ne disait rien ! Bon, il va avoir le droit à des pseudos vacances avec promenade en main, balade au pas et en ligne droite, que du doux pour mon gros doudoux !
Et mon dos ? Il va bien, merci. Eh oui, énorme avantage que d'avoir l'ostéo du cheval et de l'humaine en même temps. Qui de mieux qu'une cavalière pour comprendre... une cavalière ?!
16 décembre 2006
Longe post dentaire !
Après deux jours de torture, petit cheval joli reprend gentiment le travail. Une petite longe sur cheval tout nu pour commencer. Le manège s'y prête bien, et la présence de gros cubes va s'avérer rapidement une idée de jeu bien rigolote. Ben oui, un cube, ça fout les miquettes ! Prince les regarde, ronfle, se gonfle, puis finit toujours par passer. Alors, pour rire un peu plus, je lui mets... deux cubes. Un à gauche, un à droite, roule ma poule !
Prince joue de nouveau au diodon-hérisson, se gonfle... mais ses " piquants " ne m'atteignent pas ! Au contraire, elles me font tellement rire ses manières d'ancêtre peureux ! Finalement, gros passera entre, devant, derrière en alternance, au pas et au trot, à l'intérieur uniquement au galop... et lorsqu'une voiture se gare, monsieur me sort ses allures. " M'en vais l'impressionner la chariotte, moi ! " Ladite chariotte ne bronche pas, mais Prince est impayable. Impayable, joli et étonné, voir notre document ! " Et il faut d'urgence que je fasse un trou supplémentaire au caveçon qui tourne sur le nez de ma pauvre petite victime !
15 décembre 2006
Cachez ce pas d'âne que je ne saurais voir...
Jeudi, 10 h ! " Bonjour, c'est le dentiste ! "
J'ai pris rendez-vous il y a quelques jours avec François de Badereau, technicien spécialisé dans la dentition de nos copains à sabots. Un p'tit coup de mélancolie... le petit camion du sauveur de bouche de Pouic est immatriculé dans le Maine-et-Loire. Et moi, en bonne fille de l'Ouest de la France que je suis, j'ai fait mes études dans le Maine-et-Loire...
Minute nostalgique terminée, au boulot ! J'explique à l'homme de l'art que monsieur cheval voit quelqu'un une fois par an depuis trois ans, qu'il est plutôt coopératif. Euh... ben pas tant que ça en fait. Car François (je me permets cette familiarité, l'homme est sympathique et s'appelle comme mon grand frère... qui a fait ses études... à Angers...) commence à palper partout l'intérieur de la bouche de mon gros. Et p'tit Prince montre qu'il n'apprécie pas, mais pas du tout ! Essayant de se dégager en fouettant l'air de sa tête... Il se prendra une petite baffe, " tu m'as fait mal et tu n'as pas le droit ! " Rassurez-vous, pas de blessure, juste que lorsque monsieur colle un grand coup de tête alors qu'on a son bras dans sa bouche, ben ça fait souffrir...
Donc il s'agite, le gros. " Pas coopératif l'ancêtre ! " Eh, mais il traite mon choual celui-là, il a même dit qu'il était un p'tit con !! Pauvre Pouic, mercredi, tonte... jeudi dentiste ! Et il y a du boulot. François me fait palper l'intérieur de la bouche de mon compagnon. J'ai déjà fait, mais franchement, à chaque fois, je me prends à prier pour que le pas d'âne ne cède pas. Boudiou, pas étonnant qu'il tirait à fond à gauche le p'tit gars ! Sa joue est toute abîmée par une surdent... ça pique ! Et la joue, je sens bien !
Du boulot, il y en a donc ! Deux heures de boulot, même ! Il en faudra des trésors de patience pour arriver à soigner mon ancêtre. Très vexé, l'ancêtre ! C'est d'un drôle ! Tiens, les bonbons par exemple... François s'approche de Prince, à sa gauche, lui tend un bonbon. Pouic tourne la tête, vers la droite. Plusieurs fois de suite. " Toi, t'es pas m
on copain d'abord ! " Et mon Pouic qui bouge si facilement ses hanches en tant normal, il suffit de lui poser le doigt sur la hanche, a décidé qu'il était fermement ancré dans le sol de son box ! Et pourtant, les bonbons...
Mais bon, même pas coopératif à cent pour cent, gros ne se met pas debout et se laisse tout de même approcher, ne jette pas le spécialiste hors du box, n'essaye pas de taper. Accepte la râpe (ça, je dirais même qu'il aime presque bien), la râpe électrique pour peaufiner le fond de la bouche. Il a beau être peu coopératif, il reste sage. Ouf !
Beaucoup de patience, de douceur et de fermeté, et les dents vont arrêter de faire souffrir les joues de Pouic.
27 novembre 2006
Dehors, enfin !
Ne croyez-pas tout ce qu'on vous dit... Depuis vendredi, contrairement aux petits messages de ce blog, monsieur Pouic ne travaille pas. Il n'était pas bien vendredi, avait du mal à respirer, a sorti les symptômes du colliquard qu'il peut être.
Samedi, je me suis donc " promenée " pour lui trouver du son, du mash, de l'orge que m'a donné Dédé hier. Merci Dédé !
De nouveau à l'air libre, mon Prince retrouve sa joie de vivre, son peps, me fait des blagues. Et essaye de me chiper son barbotage de son avant même que je ne l'aie déposé à terre. Bon signe.
Aujourd'hui, la véto passera lui retirer son cathéter que j'avais préféré lui laisser branché... au cas où... et que je suis incapable de retirer toute seule (enfin, pour la première fois, je préférerais avoir quelqu'un de compétent près de moi, y'a des fils !)
28 septembre 2006
Ce cheval a mal aux dents
En arrivant ce matin, je constate que monsieur Pouic a décidément bien du mal à mâcher son foin ! Raison de plus pour limiter l'utilisation du mors jusqu'à la venue du dentiste et d'en profiter pour travailler Prince à pied. Même si le mors ne touche pas les dents, il repose quand même sur des muqueuses très fragiles...
" Mon bonhomme, tu auras un peu moins la cinglée sur le dos dans les semaines à venir ! " " Pas mal comme idée, tu veux pas juste retirer l'idée, somme toute très courte, de semaine ? "
03 juillet 2006
Toute petite balade !
C'est pas beau une cavalière ? Une merveille, petite centaurette de campagne, heureuse de pouvoir se promener avec son compagnon aux ongles vernis... Oui, mais... mais une cavalière, c'est peau matte en haut, lavabo finlandais en bas ! Il faut faire quelque-chose ma bonne dame ! Pour parfaire mon bronzage et éviter le mode [<agriculteur on], Manue décide de faire une petite balade à cru. Oh, rien de bien miraculeux, la petite boucle, à l'ombre des charmes et cerisiers sauvages (très bonnes les cerises !) Ainsi, voilà les deux copains partis voir là-bas si ils y sont. Mais comme ils n'y sont pas, les deux compères ont vite fait de faire demi tour. Une demi-heure de promenade, pas long... mais Prince tousse, tousse très fort, malgré ses naseaux nettoyés et passés au Vicks et le brophyton que je lui ai donné... Alors, quand il me demande de rentrer et de ne pas monter les petits chemins tortueux de la balade, j'accepte. Nous rentrons. Pouic aura droit à une longue, longue douche... attaqué par tous les taons et les mouches de la terre... Sales bêtes... Sale journée pour Prince ! T'inquiète mon bonhomme, bientôt, tes sept plaies d'Egypte vont repartir. L'été, pas une saison pour un Pouic !
Attends Prince, vais te mettre du bon savon de Marseille, les mouches, elles vont pas aimer ! (enfin j'espère...)
22 avril 2006
Avale Picard !
Le printemps, les p'tits oiseaux, les fleurs, la vie au grand air. Il est venu le moment de donner la délicieuse pâte dentifrice à mon gros dada. Du dentifrice... d'un style particulier puisqu'il est censé ôter à Prince tous ces passagers clandestins qui lui pourrissent la vie. C'est jour de vermifuge. Prince a l'air de bien supporter, pas de colique et une pêche d'enfer. Inutile de vous dire qu'il ne sera pas monté aujourd'hui. Mais une bonne balade en main dans notre mère la verte nature meusienne ne devrait pas être pour déplaire à sa majesté. Avant de partir, un p'tit coup de sirop pour les bronches. Prince adore. Il me gobe littéralement la seringue ! Une fois, il m'en a même croqué une ! Attention à mes doigts, gros, et hop, en balade !
Gloups ! L'ai-je bien avalée ?









