16 décembre 2009
Qu'est-ce qu'on se caille !
Bien contente que la folle de Chaillot me mette ce truc coloré sur le dos. Non mais ils sont tous fous là-dedans... Ils nous foutent à poil et après, c'est à peine si ils ne voudraient pas qu'on travaille !
Eh bien si ! C'est cela qu'ils veulent. Tiens, la Quiche par exemple... Elle vaut des points celle-là. Vous ne vous rendez-pas compte, elle veut que je marche, lentement, en prenant mon temps, en tendant mes rênes, en m'étirant... et puis quoi encore, 100 balles et un Mars ?
Euh... oui, je crois, 100 balles et un Mars... Crotte alors.
De toute façon, cette pétasse ne sait pas monter à cheval, donc je vais la gruger à donf. Elle n'y verra que du feu. Tu as vu, j'avance bien, hein ?
Au début, elle a bien du mal, la Quiche. Et moi, j'avance comme un guignol. Hihi, elle est toute tourneboulée la folle !
D'autant plus que pour faire joujou, aujourd'hui, un type a décidé de venir avec un énorme camion-benne et vide son sable près du manège. Ça fait peur à Sandro. Mais à force de travail, on finit par obtenir LE truc. Sandro expire à chaque foulée de pas ou de trot (enfin plus souvent que d'hab' quoi). De quoi rendre la Quiche contente. C'est déjà ça.
15 décembre 2009
On est mieux dehors quand même !
Gros gros est content. Le revoilà au pré et il commence à geler. Du coup, son poil va pouvoir redevenir tout doux et bien le protéger. Et Noël, aux petits soins, n'oublie jamais son carré de foin et son eau. Et franchement, je crois qu'il apprécie ces délicates attentions à leur juste valeur !
14 décembre 2009
Amour et paix...
POUR L'INSTANT JE VEUX LA PAIX
13 décembre 2009
Longe salvatrice
C'est pas le tout, mais il commence à neiger là. Et en plus, le manège est ouvert. Et ça vous pique les fesses.
Donc autant vous dire qu'une petite longe ne semblera pas être de trop.
Voilà qui vous rend un Sandro tout joize et tout fier. Sautillant. Limite rigolard.
" C'est bon ma grosse, tu peux y aller, je suis sage là ! "
Du coup, je prends un joli plot et monte sur le dos de monsieur. Qui ne bouge même pas une oreille alors que normalement, il est le roi des casse-pieds.
Mais ensuite, il m'a montré ô combien il était de bonne composition. Un peu trop rapide au début, puis il a fini par se calmer et à souffler comme il faut, m'indiquant par-là même qu'il travaille bien. Ça fait plaisir !
10 décembre 2009
Retour au box... rapide
Vu qu'il flotte tout le temps et que les parcs risquent d'être très abîmés, mon vieux a dû être rentré au box. Cela m'embête au plus haut point car cela ne lui réussit guère.
La réaction ne s'est pas faite attendre. A peine une journée après avoir réintégré ses appartements, mon gros a fait une crise de coliques. Elle a vite passé car il a été vite mis dans le manège du club pour qu'il puisse marcher. Le matin, je me suis promenée avec lui en main. Il avait l'air assez content d'être dehors. Noël a décidé que tant pis, on allait le remettre dehors. Il est adorable ce Noël.
Mais bondiou, pourquoi il ne gèle pas. Il ne demande que ça mon gros qui ne craint pas le froid !
09 décembre 2009
Pain sur la planche
J'ai fait récemment un stage avec Raphaël Saleh. Il est juge de dressage et m'a vue évoluer sur mon beau blanc. L'a pas été déçu du voyage, le juge.
Manue, raide comme un piquet, Sandro, raide comme un piquet... Et tout ce petit monde se combat sans le vouloir.
Donc le chef montre gentiment comment il faut ne pas se battre, ne pas laisser Sandro lâcher la main, ne pas passer derrière, ne pas me gruger en s'écarter de la grosse chaise qui fait super peur.
Il aura fallu du temps et surtout... il m'en reste beaucoup à passer pour remettre tout en ordre. Sur moi déjà, et sur Sandro !
08 décembre 2009
La pluie, c'est utile...
... mais ça mouille ! Bon, ok, la photo ne correspond pas puisqu'on y voit un petit coin de ciel bleu. C'est que je n'avais point envie de sortir mon petit pouêt pouêt qui n'aurait pas aimé l'eau.
Mais bon, le gros Noup, lui, je l'ai sorti. Brr, il fait à moitié froid et il bruine. Je déteste la bruine ! La bruine, c'est une horreur, ça devrait être interdit, la bruine. Ca vous rentre jusque sous les os, ça vous transperce, ça vous fait froid dans le dos. Et Pinot dans tout ça ? Ben... sais pô. Il m'a pas dit grand chose mais n'a pas manifesté sa désapprobation non plus ! " Et puis au moins, en balade, elle me fiche la paix, la Quiche ! "
05 décembre 2009
Amour, toujours...
Une copine a traité mon Sandro d'aspirateur à gonzesses. Déjà que j'avais un bô gosse avec mon Pinot... me voilà à la tête d'une jolie collection de gris/blanc.
Mais Sandro est-il aussi un aspirateur à Pinot ?
Ben apparemment oui. Regardez-moi ces deux gros pères.
Sandro, il a la technique. Non parce que je vous mettrai quelques photos pour vous montrer comment il a fait pour m'amadouer.
Ben avec Pinot, c'est sensiblement pareil. Et ça marche. Parce que ça, avec un autre, gros Nono, il lui en aurait collé une. Il est gentil gros Noup mais faudrait voir à pas trop l'embêter non plus.
Sauf là.
04 décembre 2009
Mais comment on fait ?
Vous allez me dire, c'est bien beau tout ça, m'enfin elle doit être sacrément pétée de thunes, la fille, pour avoir deux chevaux en club et un en retraite au parc.
Bon, je ne vais pas me plaindre de mes conditions (pourvu que ça dure) mais pour que Sandro puisse rejoindre mon haras de hongres..., il me fallait deux conditions.
... deux demi-pensions. Une sur chaque cheval.
Nicolas m'a proposé de prendre Pinot en club. Il travaille donc mercredi et samedi. Vu sa taille et sa force, il n'est donné qu'à des jeunes du galop 5 à 7 et comme je fais confiance au club, tout se passe bien. Il part aussi en concours et j'étais toute contente de savoir qu'il avait fait sans-faute, dernièrement.
Restait la demi-pension pour Sandro... Nicolas me l'a trouvée en la personne d'un jeune apprenti, calme, gentil et volontaire. Me voici donc avec deux demi-pensions travail. Ce qui, certes, me coûte un peu plus cher qu'une pension normale mais me permet de laisser mes chevaux en toute tranquillité si je dois partir en vacances ou en voyage pour le boulot, si je n'ai pas le temps ou que je suis trop fatiguée. Et ça, ça n'a pas de prix.
Je monte donc tous les matins, comme d'habitude. Soit je me suis levée suffisamment tôt et je monte les deux. Soit j'en monte un, je longe l'autre. Soit j'en monte un, je laisse l'autre à monter au club. Soit...
Enfin c'est pratique quoi !
Et les samedis et mercredis, je laisse Pinot en paix ou je lui fais une petite longe pour qu'il puisse se détendre sans personne sur le dos.
Et depuis que j'ai deux chevaux totalement différents dans leur caractère (leur gentillesse et leur drôlerie mises à part), je suis toute heureuse.
03 décembre 2009
Pé-da-go-gique !
Un lundi matin. Dimanche, Sandro était en concours avec sa demi-pension. Dans les deux tours, il y aura un sans-faute. Contente, je suis.
Mais que fait-on les lendemains de concours ?
Non, on ne laisse pas les chevaux au box, paaaaaaaaaaas bon.
Non, on ne les travaille pas comme des damnés.
Oui on les balade au pas pour qu'il puisse étirer leurs muscles et s'aérer l'esprit.
Ca tombe bien, il fait relativement beau et j'ai le temps. Zou, une balade à dos de Pinot qui apprécie beaucoup le fait de marcher un peu comme il veut.
Un tour sur Sandro, ça va lui montrer le pays. Et cela sera pédagogique, c'est moi qui vous le dis.
D'abord, mais quelle idée a la Quiche de vouloir faire passer son beau cheval à côté d'un élevage de molosses impressionnants. Surtout quand lesdits chiens vous arrivent dessus au galop en aboyant. C'est là que je me dis... " j'espère que la clôture tient bien... "
Elle tient bien.
Et mon Sandro ? Un peu étonné le gros. C'est quoi ça ? Dans ces moments, il vous plante un " stop " à vous faire croire que ses sabots se sont enracinés dans le sol... " Je préférais le vieux cheval sous son pommier, juste avant... " Mais les chiens, ben Sandro, il passe outre. Une petite foulée de trot peut-être, puis repart en les ignorant. " Nous n'avons pas les mêmes valeurs... "
Ah oui, mais peut-être Sandro a-t-il les mêmes valeurs que les vaches, dans leur pré à droite. " Ahhhhhhhhhh, là, Manue, t'as vu... Et y'en a plein plein partout ! "
Cinq minutes plus tard, les dix mètres sont faits. Sandro à la capacité d'avancer centimètre par centimètre lorsqu'il a peur... Ce cheval a déjà un look de prince charmant mais avec lui, on se croirait dans un dessin animé.
Enfin... il a fait dix mètre.
" Ahhhhhhhhhh, Manue, làààà, c'est quoi à droite ? "
A droite, c'est la même chose, sauf que lesdites vaches sont en stabulations ouvertes. Nous contournons le hangard, long, certes... mais cinq bonnes minutes tout de même...
Retour dans le village. Oh les vaches, ils font des travaux... Et Sandro dont le nom a beau rimer avec travaux phonétiquement, goûte assez peu à la chose. Essaie de me planter un demi-tour droite... Mais moi, pas d'accord. " Sandro, tu affrontes et on va tout lentement. "
Mon joli blanc finira donc par comprendre que l'on peut attendre tranquillement qu'un camion-benne vide son chargement de terre. Puis qu'il redémarre. Puis qu'il reparte... Tranquillement... en croupionnant tout de même mais il n'y a pas mort d'homme.
Les ouvriers auront la gentillesse d'arrêter leur mini-tractopelle pour que nous passions (sinon, il m'aurait fallu encore plus de temps mais en même temps, c'est pédagogique pour mon cheval qui peut constater que tous ces machins ne lui sautent pas dessus.)
Fin de la balade, retour au box.
Tu as bien mérité ton quignon de pain pour ta balade au pas, mon grand !





