02 juillet 2008
Un cours en allemand...
Ça faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé ! Me voici au beau milieu d'un cours avec une jument que je ne connais pas depuis deux jours avec une professeur de choual allemande.
Difficultés multipliées par deux car primo, la jeune et jolie Pâquerette que ma copine m'a prêtée pour le coup est bien différente de mon grand grisgris et mon inexpérience l'étonne quelque peu. Eh oui, la Quiche, elle a tellement peur qu'on lui dise qu'elle éteint les chevaux que finalement, ben elle les allume ! (Enfin certains...)
Donc me voici dans un joli manège privé, avec une chouette prof qui parle en SchwäbischSchwäbisch (souabe) et m'indique la marche à suivre dans cette charmante langue alémanique. Nom d'un BinnenstichBinnenstich (un bon gâteau bien miam au miel), mais qu'allais-je donc faire dans cette galère !
Primo faut ouvrir deux fois plus les oreilles, langue teutonne oblige, tout en deuxio... s'adaptant à la jument. Ca fait du monde dans ma cervelle tout ça !
Et puis faut pas pencher quand on tourne.
Et puis faut pas se brancher sur la rêne intérieure.
Et puis faut avoir la rêne externe tendue.
Et puis faut pas laisser ses pattes de cigogne partir vers l'avant.
Et puis faut pas se crisper.
Ehhh, stop la violence !!! Hihi !
Mais la prof, elle sait y faire. Et à force de calme, réussit à me faire passer des transitions trot-pas dans le calme et sans main. C'est drôlement chouette ! Même quand on s'est fait ballotter comme la dernière des nulles pendant le cours...
01 juillet 2008
Petit travail
Rokyjo est à la lettre. Et il n'a pas 3 ans ! Mais il tient la forme et fait les délices des jeunes cavaliers de ma copine Claire, maximum une fois par jour, car un vieux monsieur comme lui, il faut le l'entretenir !
Mais parfois, Rokyjo a besoin que sa môman lui grimpe sur le dos, histoire de le remettre un peu aux ordres. Comme cela, les enfants continueront à le trouver fantastique, ce Rokyjo. Et Claire aussi !
Et en plus, elle se fait plaisir ! C'est pas beau ça !
30 juin 2008
Je m'ai gourré de côtééééééééé !!
Plus ça va, plus cette Quiche a des problèmes de repérage dans l'espace ! Partie une semaine se resourcer chez une copine pasque la Quiche a le moral dans les chaussette, notre grande escogriffe number one ne trouve rien de mieux à faire que... de se tromper de sens quand il s'agit de monter le gentil Rokyjo !
Qui lui s'en tamponne comme de sa première tétée... et laisse la folle se dépatouiller toute seule là-haut ! " Elle finira bien par retrouver la sortie, hein la folle, elle est où la têtête ? Elle est où la queuequeue ? "
La même en mouvement !
29 juin 2008
Les trois p'tits steacks hachés
Non, je ne vous ferais pas l'offense de vous raconter l'histoire des trois p'tits steacks hachés !
Ben en tout cas, les kikis, malgré tous mes appels, ne me répondaient pas. Bien à l'ombre qu'ils étaient sous les arbres.
Bandes de sales gosses, vous auriez pu me répondre tout de même, où étiez-vous ?
Ben on st' ait cachés !!
(Je sais, c'est super nul, mais moi, ça me fait rire !)
28 juin 2008
Sauter, quel pied !
Mardi, séance avec Nicolas. Donc on saute. Il va falloir que j'inclue une reprise plus axée sur l'école des aides après mais ce serait difficile pour les finances et franchement, ça me fait un bien fou de sauter.
Déjà, les tracés sont moins " guignol ", je commence à prendre quelques réflexes comme remettre la jambe dans les combinaisons, être capable de regarder bien loin. Nicolas trouve que je commence à gérer de plus en plus entre les sauts alors qu'avant, pas du tout. Bon, je n'arrive pas encore à remettre mon cheval sur les hanches lorsqu'un virage est assez serré et ma façon de tourner dans ce cas-là ne plaît pas à Nicolas. Ben oui, je tire, et ça, zou, à la poubelle !
Nous enchaînons un petit parcours entre 90 cm et 1m. Evidemment, Quiche Ière est bien embêtée car des obstacles, il y en a partout et il faut les aborder dans l'ordre !! Donc on répète avec le doigt, une fois, deux fois, trois fois ! " Adjugé, c'est parti ! "
Pas à dire, Nounouille 1ère a décidé que non, elle ne ferait jamais sans faute. " Bô, tu ne fais qu'une barre par parcours et franchement, ça commence à être pas si mal ", me rassure Nicolas, m'expliquant pourquoi la barre tombe sur l'obstacle après le double. C'est un droit qu'il faut tout de suite aller chercher à la réception dudit double, il est sur une ligne courbe, donc le double, il faut maîtriser. Sauf que le premier coup, je suis perdue et ne sais plus où est le suivant, je mets donc trois foulées à le retrouver, l'aborde de traviolle. Vlan ! C'est tombé.
Le reste est sans faute.
Nous recommençons. Je dirige bien Pinot juste à la réception du double, nous sautons le droit. Vlan ! " Gnnnnnnnnnnnné... " " D'abord je t'interdis de parler pendant le parcours, si tu as des trucs à me dire, c'est avant et après, si tu dois te dire des trucs, tu le fais tout bas, sinon Pinot croit que tu lui parles et ça le déconcentre ", m'indique Nicolas habitué à lutter contre mes bavardages. " Et puis là, tu l'as bien dirigé mais tu l'as trop tenu, laisse-le s'étendre. Reviens juste sur le double et le droit ! "
Nous faisons. J'applique mot à mot. Je me tais, je mets la jambe dans la combinaison, je regarde bien mon droit, je tourne directement sans soucis, je décontracte mes épaules et adoucis mes mains... Et ça passe !
Comme quoi, je comprends vite mais faut m'expliquer longtemps !
26 juin 2008
Et la barre au sol ?
Pas à dire, arriver tôt sur la carrière (enfin vers 9 h 15 quoi) permet d'avoir la paix ! Pas d'abominables accompagnateurs ailés, pas de piqûres, un Pinot attentif.
... enfin, attentif au truc, là-bas, à la droite de la carrière. Ça c'est intéressant ! Beaucoup plus que l'exercice neuneu que tu me fais faire, cavalière !
Une barre au sol. Un Pinot au trot. Une Manue dessus. Un arrêt après la barre.
L'idée consiste à faire réagir la grande Quiche le plus rapidement possible après le passage de " l'obstacle ". Et c'est pas gagné. Parce que soit elle réagit trop tôt (sur la barre), soit plus loin et Pinot met 10 bons mètres à s'arrêter.
Du coup, je me dis que la transition est peut-être encore un peu compliquée à obtenir pour lui. Je l'envoie sur la carrière au galop et nous nous... débouchons en allongeant le galop et en reprenant. Il est un peu magique sur cet exo mon cadet, il revient toujours bien, avec une bouche galante s'il vous plaît ! Mon soucis est d'obtenir cela au galop assis. La reprise d'obstacles hebdomadaire de Nicolas m'a fait bien prendre de l'équilibre en équilibre. En revanche, étrivée long, je suis une vraie cata. Je pense que je l'ai toujours été mais à mes yeux, les progrès de la monte en équilibre font éclater ce défaut au grand jour.
Je profite donc de sentir mon Pinot bien en avant pour ôter mes pédales. C'est trop dur ! Car du coup, mes jambes perdent tout esprit d'à propos ! Et Pinot n'avance plus correctement. Je dois le réenclencher. C'est ça le plus dur sans les étriers, c'est d'être au bon moment au bon endroit. Et je ne pige pas pourquoi, bien que mon bassin fonctionne très fort, que mes jambes pendouillent le long des flancs de mon grand, j'ai toujours cette impression que mes genoux sont contractés. Cela ne devrait pas être possible ! Enfin, on verra avec Nicolas ! Il va bien me trouver un exercice de grosse maso pour me remettre tout ça en place !!! D'autant plus que j'ai fait la même au galop. Un moment de grâce sur le dos de mon gris, zou, ôtons les pédales. Et là, le moment de grâce a perduré... pour cesser lorsque j'ai dû demander la transition au trot. Ahhhhhh, la vie est trop dure ! Et le trot l'est aussi !
25 juin 2008
Comme tout est simple avec Totor !
Après avoir monté dame Java pour une dernière fois, j'enfourche mon copain Hector.
Même papa mais changement total ! Totor, il sait marcher au pas. Je dirais même qu'il sait dormir au pas.
Mais enclenchez-le un coup et il donne de belles choses. Même s'il est beaucoup mieux à droite qu'à gauche. Tiens, au galop... à droite, on peut super bien allonger avec Toto, puis revenir au petit galop et zou, lui demander une extension d'encolure. Il fait super bien. A gauche... euh... pouce ! On va travailler.
Mais pas en ce beau vendredi de juin car il fait chaud et petit Totor se met à tousser. Pas beaucoup mais bon. La météo étrange ne doit pas trop lui réussir, pov' kiki. Conclusion... nous sommes allés manger de l'herbe et ça, ça a bien plus à " mon " Totor !
24 juin 2008
Une dernière avec Java !
Java est gentille mais pas adaptée pour faire un cheval de club rapidement. Je l'ai montée une dernière fois...
... une vraie saucisse ! La coquine a essayé de me gicler de son dos, s'est mise debout... alors que je lui demandais juste de marcher au pas tranquillement histoire de déstresser !
Il m'a quand même fallu 45 minutes pour qu'elle marche de façon régulière, sans chauffer (enfin... tout le temps).
Dommage, Java travaillée à long terme pourrait être super intéressante. Mais il y a un boulot titanesque. Elle a autant de travail qu'un jeune sauf qu'elle a 11 ans. Et ça change bien des choses en terme d'apprentissage.
23 juin 2008
Il est pas un peu gros ?
Depuis que je suis en contact avec les rondeurs de Java, je finis par me demander si... mon Pouic Pouic ne serait pas en train de prendre la même voie !
Raison de plus pour l'emmener se promener en forêt !
Nom d'un cheval, l'herbe meusienne, elle en produit de l'énergie ! Regardez-moi ce cheval tout rond...
22 juin 2008
Les reprises les plus courtes...
... sont-elles les meilleures, je ne sais pas mais celle que j'ai faite jeudi avec J't'adore était " moins pire " que tout ce que nous avons pu faire auparavant.
Seul hic, les allongements du pas que je ne maîtrise pas. Pas grave, je prendrai un cours pour mettre ça en place...
A la détente, petit nuage m'explique qu'il est dans de bonnes dispositions. Qu'il va bien avancer, qu'il va se déplacer là où je veux. " Oui madame ! "
Alors je nous lance. A entrée au trot de travail, I, arrêt, immobilité, salut...
Petit kiki fait bien... mis à part les fichus allongements (au trot parce que ça me fait mal à l'égratignure à l'intérieur de ma jambe et au pas parce que je ne demande pas bien). La serpentine trois boucles au galop passe du premier coup des deux côtés, le mouvement avec les hanches en dedans passe bien. La descente de main n'est pas trop mal (habituellement, petit J't'adore plongeait littéralement, pas là...)
Nous sommes donc allés brouter de la bonne herbe meusienne. Enfin lui, parce que moi, l'herbe...










