DSC06874Emmitouflée comme si je partais en Sibérie, je ne risque pas d'avoir froid sur mon petit chauffage centrale quadrupède ! Une chance, il ne pleut pas et Prince est dehors. Un bon point pour ses pieds et ses poumons !

Et puis, monsieur à tôt fait de faire semblant d'avoir peur de toutes les " nouveautés " de la carrière pour peu qu'on ne l'y mène pas quelques jours de suite...

Et c'est évidemment ce qui arrive. Le dieu du stade se décale en permanence, refuse de faire les coins ! " Non, non, non, je n'irai pas, et je ne veux pas de bonnet d'âne ! " Du coup, mon p'tit cancre fait connaissance avec ma badine. Ma jambe non éperonnée ne l'intéresse pas, plotch, une petite incitation. " Mais euhhhhhh, c'est que j'ai super peur de cet obstacle moi, je ne veux pas m'en approcher ! " Etrangement, la fois d'après, Prince dévie beaucoup moins, puis finit par passer au trot sans me gruger. Youpi, puis-je enfin me dire ! Avant de faire le même exercice en un autre lieu de la carrière... Où Prince craint évidemment de voir sa rotonde croupe flattée par le balais des branches de thuyas... Et vas-y que je me décale et que je mets mon encolure à la retourne. LE truc qui m'escagasse très vite ! Cette fois-ci, retournement de l'encolure oblige, je tente une autre méthode. La jambe, bien sûr, mais aussi la flexion d'encolure à main gauche. Je lève gentiment la main gauche, le mors vient contre la commissure du monarque... crouitch, il flexionne et ne s'occupe plus du truc qui lui fait peur. Deux ou trois passages de la sorte semblent avoir raison de ce petit jeu que Prince semble avoir instauré. " J'adore coller à la jambe ! " " Oui, mais là, tu peux plus ! " Alors Prince me montre le bon petit cheval qu'il est. Galope sagement aux deux mains, ne pèse que très peu sur mes petits doigts fragiles. Reste désormais à lui demander la même chose... à faux, en transitionnant dans l'allure. Et là...